
- Entre haine et idolâtrie rarement dans l’histoire une reine n’a suscité de sentiments aussi opposés, aussi passionnés, voire violents. Juste avant et surtout pendant la Révolution, Marie-Antoinette, figure préférée des caricaturistes les plus crus, incarne à elle seule tous les vices de la monarchie
8 déc. 2025
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10 min
Épisode 2/5 : La prison du Temple
Depuis le mois d’août 1792, Louis XVI, Marie-Antoinette et leurs enfants sont incarcérés à la prison du Temple, à Paris. Ils sont l’objet d’une surveillance de tous les instants car les révolutionnaires redoutent qu’un complot royaliste ne soit monté pour les enlever.9 déc. 2025
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11 min
Épisode 3/5 : La Conciergerie, antichambre de la mort
Nuit du 2 août 1793. Marie-Antoinette qui, depuis près d’un an vit au Temple, est réveillée en sursaut et est emmenée et transférée sur l’île de la Cité, à la Conciergerie, surnommée "l’antichambre de la mort", où sont incarcérés les accusés en attente d’être jugés par le Tribunal Révolutionnaire.10 déc. 2025
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11 min
Épisode 4/5 : 14 octobre 1793, l’ouverture du procès
Le 14 octobre 1793, dans la salle bondée du Tribunal révolutionnaire, Marie-Antoinette est assise face à l’estrade où siègent ses juges. C’est de là qu’elle entend l’acte d’accusation rédigée par Fouquier-Tinville, qui inaugure cette année-là sa sinistre carrière d’accusateur public.11 déc. 2025
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10 min
- Le procès aura duré deux jours et deux nuits. Le 16 octobre 1793, après la plaidoirie des avocats, il est quatre heures et demie du matin lorsqu’à la lumière tremblante des chandeliers éclairant à peine la salle, le président du jury prononce le verdict : l’ex-reine de France est reconnue coupable.
12 déc. 2025
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10 min
À propos de la série
En octobre 1793, la reine Marie-Antoinette, tant détestée pendant son règne, est condamnée à mort. De quoi paye-t-elle le prix ? Quel est son crime devant le tribunal révolutionnaire ? L'historien Emmanuel de Waresquiel revient sur ce procès politique et dont l'issue ne fit jamais aucun doute...
Marie-Antoinette a toujours fait l'objet de représentations très contradictoires, durant sa vie et bien après sa mort.
Autrichienne donc traitresse à la France, « reine scélérate », dépensière, saphique... Si détestée que plusieurs fois, dès 1789, on a cherché à s’en prendre à sa vie. C'est finalement un tribunal révolutionnaire qui la condamnera à mort en 1793.
Puis, au début du XIXᵉ siècle, Marie-Antoinette fera l’objet d’un véritable culte, sanctifiée pour son martyre et sa mort sacrilège. Avec le retour de la République, la tradition régicide s’est perpétuée aux XIXᵉ et XXᵉ siècles : il n’y a aucun doute, Marie-Antoinette était coupable, et fut à juste titre condamnée à mort pour avoir orchestré avec les puissances étrangères tous les complots qui visaient à de mettre fin à la Révolution et à ramener au pouvoir la monarchie absolue.
Mais qui était vraiment la femme qui s’est présentée devant le Tribunal révolutionnaire, le 14 octobre 1793 ? Marie-Antoinette, veuve Capet, reine de France déchue, de quoi était-elle accusée ? Avait-elle une chance d’échapper à la mort ? Et lorsqu’elle était finalement condamnée, de quoi était-elle reconnue coupable ?
Emmanuel de Waresquiel, historien, spécialiste de la Révolution française, auteur de Juger la reine (en 2016 chez Tallandier), et académicien, replonge dans le procès de Marie-Antoinette dans cette nouvelle série.
A lire :
- Emmanuel de Waresquiel, Les derniers jours de Marie-Antoinette, Tallandier, collection Texto, 2021.
- Emmanuel de Waresquiel, Il nous fallait des mythes : La Révolution et ses imaginaires de 1789 à nos jours*, Tallandier, 2024.
- Charles-Eloi Vial, Marie-Antoinette, Perrin, 2024.
- Charles-Eloi Vial, La famille royale au temple. Le remords de la Révolution 1792 - 1795, Perrin, 2018.
À écouter

