Le poète haïtien René Depestre à Paris en mai 1988 ©Getty - Louis MONIER/Gamma-Rapho via Getty Images
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Chez René Depestre, la poésie est d’abord une célébration de la vie. Malgré l’exil forcé et son errance à travers le monde, le poète haïtien revendique une gaieté profonde, nourrie par l’enfance, l’amour et l’élan créateur.

Avec

Dans ce cinquième épisode de "Poésie sur parole" diffusé en 1991, le poète et écrivain haïtien René Depestre revient sur cette joie essentielle qui irrigue son œuvre, de la mémoire familiale à l’érotisme, comme une force de résistance et de création.

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"Nous sommes un peuple gai"

René Depestre se définit sans détour comme un poète gai, héritier d’une enfance marquée par la perte et la précarité, mais aussi par le chant et la joie malgré les soucis. Orphelin de père très jeune, il garde le souvenir d’une mère inquiète mais chantante, reflet d'un pays et d'un peuple plutôt gais.

Pour lui, cette gaieté n’est ni naïveté ni fuite, mais une énergie capable de nourrir la création et, peut-être, de transformer un pays meurtri. Elle traverse aussi son rapport à l’amour et à l’érotisme, affranchi de toute culpabilité, comme une affirmation pleine et entière de la vie. Vivre, dit-il, c’est rester "gai du matin au soir", quitte à "rire à travers les larmes", refusant toute vision doloriste de l’existence.

À écouter

En Haïti

Les Nuits de France Culture

60 min

  • Par André Velter
  • Poésie sur parole - René Depestre 5/6 (1ère diffusion : 25/01/1991)
  • Avec René Depestre (poète, romancier, essayiste)
  • Lectures Robert Liensol et Pascal N'Zonzi
  • Réalisation Annie Coeurdevey
  • Edition web : Documentation de Radio France
  • Archive Ina-Radio France

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