"Passe ton hack d'abord" revient pour sa quatrième édition en 2026. - MINISTERE DES ARMEES
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Le Commandement de la cyberdéfense et l'Éducation nationale organisent à partir du 19 janvier 2026 trois semaines d'exercice à la guerre numérique avec des lycéens et des étudiants. Le but ? Susciter des vocations et recruter des talents.

Le terme "hacking" vient de l’anglais et signifie piratage. Mais ce mot désigne également l’activité de celles et ceux qui mettent à profit leurs connaissances pour résoudre un problème informatique. Il peut s’agir de créer de nouvelles fonctionnalités ou d’identifier une faille permettant de dérégler un équipement ou d’accéder à des données.

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Ce n’est donc pas une appellation forcément péjorative puisque les hackers servent alors à détecter des points de faiblesse dans les systèmes d’information ou les machines, avant que ces points de faiblesse ne soient exploités par de véritables attaquants. On parle dans ce cas de hacking éthique.

3 semaines de défis à relever

Des sessions sont organisées, qui peuvent durer plusieurs jours, pendant lesquelles on propose à des hackers de travailler ensemble à résoudre des défis techniques. C’est tout l’enjeu de "Passe ton hack d'abord !", grande compétition nationale initiée par le ministère de l’Éducation nationale et le Commandement de la cyberdéfense (ComCyber) du ministère des Armées. Elle débutera ce lundi 19 janvier 2026 et s’achèvera le 6 février 2026.

Cette quatrième édition s’adresse aux lycéens de la seconde à la terminale d’établissement de l’enseignement général, technologique ou agricole ainsi qu’aux étudiants de BTS et de classes préparatoires. Toutes et tous ont pu s’inscrire jusqu’au 31 décembre dernier via leurs instances scolaires. Au total ce sont près de 10.000 jeunes qui vont y participer, organisés en 2.000 équipes.

Au cours de ces 3 semaines, ils devront réaliser une quinzaine de challenges autour de la cybersécurité en endossant le rôle d’un ou une cyber combattant(e). Avec des missions visant à détecter des agressions numériques, faire en sorte de les stopper ou en tout cas de les contenir, de collecter les éléments d’enquête et de travailler à une récupération des données infectées.

Engagez-vous !

Cet exercice grandeur nature vise à faire connaître les métiers et les filières professionnelles de la sécurité numérique et de la cyberdéfense. Un domaine où la Direction du numérique de l’État (Dinum) estime qu’il y a actuellement environ 15.000 postes vacants en raison de la pénurie de spécialistes.

L’objectif est donc de faire naître des vocations de cyber combattants dans les armées, mais aussi de susciter des candidatures vers les entreprises.

L'équipe

  • Nicolas Arpagian
    Chroniqueur sur franceinfo