Le dernier film de Jim Jarmusch, celui de Mascha Schlilinski, "Ma Frère" de Lise Akoka et Romane Gueret ou encore “Anaconda” de Tom Gornican, découvrez les critiques du Masque sur les dernières sorties cinéma.
- Christophe Bourseiller, journaliste France Inter et Transfuge
- Marie Sauvion, journaliste à Télérama
- Jean-Marc Lalanne, critique de cinéma et rédacteur en chef du magazine Les Inrocks
- Florence Colombani, journaliste et critique cinéma (Le Point)
“Father, mother, brother, sister” de Jim Jarmusch
Casting de superstars avec Tom Waits, Charlotte Rampling, Adam Driver ou encore Cate Blanchett, pour un film sur la famille à travers trois histoires différentes. Trois histoires qui mettent en scène les faux semblants entre parents et enfants, la comédie que l’on se joue les uns avec – ou contre – les autres.
La première histoire a lieu dans une maison de la Côte Est des Etats-Unis. Un frère et une sœur rendent visite à leur vieux père, qu’ils n’ont pas revu depuis longtemps. La deuxième histoire se déroule dans une maison de Dublin où une mère accueille ses deux filles pour le thé.
Et le dernier chapitre du film est à Paris, dans un appartement vide, où se recueillent des jumeaux, un garçon et une fille qui ont la vingtaine et qui ont vécu là avec leurs parents, morts dans un accident d’avion.
Ces trois récits sont liés par ce thème de la famille mais aussi par quelques objets ou répliques qui se font écho d’un chapitre à l’autre. Mon tout a valu le Lion d’or à Jim Jarmursch lors de la dernière Mostra de Venise.
À écouter
10 min
“Les Echos du passé” (“Sound of Falling”) de Mascha Schilinski
Il s’agit du deuxième long métrage de la cinéaste allemande Mascha Schilinski, deuxième long métrage et déjà lauréat du prix du jury à Cannes, ex-aequo avec “Sirat” d’Oliver Laxe. Unité de lieu et multiplicité des temps dans ce film puisqu’il se déroule dans une même ferme de l’Allemagne du Nord à quatre époques différentes sur près d’un siècle. On passe d’une époque à l’autre quasiment sans transition, parfois grâce au son. On s’y retrouve avec les costumes et les personnages, qu’on identifie peu à peu.
On suit, on quitte et retrouve alternativement quatre jeunes femmes, dont une petite fille. Le film épouse et entrelace leur regard. Si la maison dans laquelle elles vivent se transforme, des morts brutales et des secrets se font échos dans les vies de chacune. C’est finalement un siècle de condition féminine raconté en 2h30.
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“Anaconda” de Tom Gormican
Au commencement était “Anaconda”, nanard culte sorti au siècle dernier, 1997 précisément, notamment avec Jon Voigt, Jennifer Lopez et Ice Cube. L'Anaconda 2026, n’en est pas un remake mais l’histoire de deux fans de ce film originel, qui vivotent tant bien que mal dans le milieu du cinéma et qui, la quarantaine venue, décident de concrétiser enfin leur rêve : réaliser un remake d’Anaconda.
Les deux zozos embarquent caméra et une équipe de bras cassés dans la jungle amazonienne pour commencer le tournage à très petit budget de leur Anaconda, qui comme son titre l’indique, nécessite un anaconda. Et c’est là qu’est l’os. Le duo des deux zozos est assuré par Jack Black et Paul Rudd.
“Ma Frère” de Lise Akoka et Romane Guéret
C’est le deuxième long métrage d’un duo de jeunes cinéastes : Lise Akoka et Romane Guéret. “Ma frère”, c’est comme ça qu’elles s’appellent entre elles : Shaï et Djeneba.
Elles ont la vingtaine, ont grandi ensemble entre les tours d’un quartier populaire à l’Est de Paris et se retrouvent animatrices de colonie de vacances l’été. Les voilà donc parties en car sous le soleil de la Drôme avec des collègues, une directrice, incarnée par Amel Bent et surtout une vingtaine de mômes truculents entre 7 et 13 ans. Le temps du séjour, il sera question rien de moins que d’amour, de religion, de sexualité, de maternité, d’émancipation, racontés à travers deux jeunes femmes qui quittent l’enfance et une ribambelle de gamins qui sont en plein dedans.
Les interprètes de Djeneba et Shaï s'appellent Fanta Kebe et Shirel Nataf. Elles avaient déjà joué pour Romane Guéret et Lise Akoka dans le cadre d’une websérie pour Arte. Comme son titre l’indique “Ma Frère”, c’est aussi une langue et des réparties d’aujourd’hui.
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À écouter
“Pile ou Face” d’Alessio Rigo de Righi et Matteo Zoppis
Nous sommes dans l’Italie de la fin du XIX° siècle, celle qui est divisée et construit des chemins de fer. Buffalo Bill, prototype du cow-boy sanguinaire y est en tournée avec son spectacle. La jeune Rosa - Nadia Tereskiewicz à l’écran - et son vieux colonel de mari y assistent.
A l’issue de la représentation, le dit mari est tué dans des circonstances que je ne préciserai pas. Rosa et Santino, un jeune vacher italien doué pour le rodéo s'enfuient. Leur tête est mise à prix et Buffalo Bill part à leur trousse. C’est le deuxième western de ce duo de cinéastes, qui questionnent les codes du genre, le héros étant ici une femme, Nadia Tereszkiewicz. Alessandro Borghi est son amant Santino et John C. Reilly joue Buffalo Bill.
Les coups de cœur :
- Florence Colombani : le film “Le Sud” de Victor Erice (1983), qui ressort en salles
- Marie Sauvion : le festival Cinéma Télérama qui commence le 21 janvier dans plus de 500 salles en France
- Christophe Bourseiller : le film “L’échelle de Jacob” d’Adrian Lyne (1990), qui ressort en salles
- Jean-Marc Lalanne : la rétrospective Jim Jarmusch sur la Cinetek
À écouter
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