Face aux menaces d’annexion de Donald Trump, la star islandaise Björk encourage le Groenland à revendiquer son indépendance, quitte à renvoyer dos à dos les Etats-Unis et le Royaume du Danemark.
C’est un morceau bien à part dans le flamboyant répertoire de Björk. Initialement paru en 2007 sur l’album Volta, le très politique Declare Independence est rapidement devenu incontournable lors des concerts de la star islandaise. Au moment où Donald Trump menace de saisir le territoire du Groenland, la chanteuse a décidé d’en faire un nouveau cri de ralliement pour appeler les Groenlandais à prendre en main leur destin et réclamer leur indépendance.
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Dans un post Instagram, la star islandaise renvoie dos à dos l’Amérique de Trump et le Danemark, qui détient actuellement l’île nordique. « Le risque que le Groenland passe d’un colonisateur à un autre est trop brutal pour qu’on puisse même l’imaginer » écrit-elle. L’Islandaise, dont le pays a lui-même vécu sous la férule du Royaume du Danermak jusqu’en 1944, s’identifie au combat des Groenlandais. « Le colonialisme me fait horreur » déclare-t-elle, citant les pages les plus sombres de l’occupation danoise : les cas de stérilisation forcée de femmes groenlandaises.
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Ce n’est pas la première fois que Björk utilise cette musique en soutien à l’auto-détermination d’un peuple. Près de vingt ans après sa sortie, Declare Independence est même devenu une sorte de manifeste politique pour la diva électro-pop islandaise, qui n’aime rien tant que la brandir sur scène. En 2009, à Shanghaï, elle n’hésite pas à scander : « Tibet, Tibet ! ». Une manifestation de soutien à la cause tibétaine qui lui vaudra la réprobation des autorités chinoises. Au fil des tournées, on la verra aussi prendre fait et cause pour le Kosovo face à Serbie, pour les Palestiniens au Proche Orient, ou encore se ranger du côté des Ecossais lors du référendum de 2014.
« Hissez votre drapeau ». Ce slogan, répété en boucle, sur fond d’électro stridente et agressive n’a rien perdu de son actualité et semble même encore plus pertinent dans la tempête géopolitique actuelle. Tout cela ne pèse peut-être pas bien lourd face à l’appétit vorace de Donald Trump vis-à-vis du Groenland. Mais on ne peut que saluer ce sursaut de fierté nordique, venant de celle qui reste sans doute la plus grande star musicale du Grand Nord.
L'équipe
- Rédacteur en chef à la Rédaction internationale, ancien correspondant de Radio France à Berlin