Aya Nakamura - Cover album
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Son clip "Djadja" a atteint un milliard de vues, elle donnera trois concerts au Stade de France en mai 2026. Aya Nakamura, dont le nouvel album "Destinée" vient de sortir, est notre invitée.

Avec "Destinée", Aya Nakamura a voulu teinter sa musique de sonorités blues, un peu jazz. "Aujourd'hui, c'est ce qui me ressemble le plus. J'aime beaucoup cette musicalité, cette tessiture qu'il y a dans ce jazz-là. J'avais envie de changer." Dans son titre "Désarmer", la chanteuse se décrit comme une femme Alpha  : "C'est une femme qui sait prendre sur soi, qui sait maîtriser ses émotions, peu importe la douleur et les sentiments. C'est quand on devient un espèce d'ordinateur vivant (...). Pour vivre ma vie, il faut être solide, mentalement surtout".

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Un autre titre de l'album, "Anesthésiée", évoque comment celle qui a acquis une renommée mondiale à l'occasion de la cérémonie d'ouverture des Jeux de Paris 2024 a effacé ses mauvais souvenirs. "Quand on est hypersensible et qu'on ressent certaines choses, au bout d'un moment on a tellement d'émotions reliées que des fois on est anesthésié, on ne ressent plus". Elle se souvient de l'après-JO. "J'ai tout donné pour le faire et ensuite BAM! C'est bon et pendant deux trois mois, j'étais encore en pause. J'avais l'impression de ne plus rien ressentir pendant trois mois."

À écouter

3 min

"Je suis un OVNI"

Ciblée par l'extrême droite, la chanteuse franco-malienne revient sur la campagne de haine dont elle a fait l'objet. "J'ai supporté. Mais au début, c'était un point d'interrogation. Pourquoi j'intéresse ces gens ? Je me suis demandé pourquoi j'ai énervé ces personnes-là, qui dénigraient autant ma musique, et pourquoi j'arrivais à marquer autant les esprits (...). C'est parce que je suis issue de banlieue et que je ne suis pas du tout dans les codes, je suis un OVNI. D'autres disent que c'est parce que je suis noire mais ce n'est pas forcément qu'une couleur de peau, c'est mon langage, c'est l'énergie que je renvoie, la nonchalance. Je demande pas forcément l'avis aux autres".

Il n'était pas prévu, dans le programme initial de la cérémonie d'ouverture des Jeux, qu'elle interprète "For me formidable" de Charles Aznavour, se souvient-elle. "Je devais juste chanter Pookie et Jaja. Comme il y a eu les polémiques, tout ce brouhaha de méchancetés autour de moi, on a choisi cette chanson-là pour répondre." Sa performance sur le pont des Arts, devant l'Académie française, avec la Garde républicaine, a été vue par plus de 31 millions de personnes à la télévision. Avec les JO, "j'ai eu de la visibilité, c'est vrai", observe Aya Nakamura. Désormais, "je suis nationale, j'ai l'impression de faire partie du pays", confie-t-elle.

L'artiste s'apprête à présent à donner trois concerts au Stade de France en mai prochain. "J'appréhende un peu mais je suis très pressée d'accomplir cette étape en plus. J'ai envie de partir en répétition, de choisir les équipes, etc. C'est comme une colonie de vacances, mais en concert."

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