Du mieux dans l'immobilier en 2025, mais rien n'est encore joué pour 2026. - PATRICK LEFEVRE / MAXPPP
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En cette mi-janvier, plusieurs réseaux et fédérations immobilières ont dressé le bilan de l’année 2025 et se projettent sur 2026. Que faut-il retenir en synthèse ?

Après plus de deux ans de baisses des transactions, les réseaux et les fédérations de l'immobilier reconnaissent que l’année 2025 a été synonyme de rebond et a vu le redémarrage de l’activité.

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Au niveau des transactions, nous serons autour des 940.000 ventes (+11% sur un an au niveau national). Certes, c'est encore loin du record de 1,2 million réalisé post-Covid, en 2021, mais cela restera une bonne année.

Pour autant, la reprise est-elle actée ?

Non, la reprise est fragile. 2025 a marqué plusieurs leviers. D'abord des taux d’intérêt autour de 3%, ce qui a redonné de la visibilité et du pouvoir d’achat. Il faut rappeler que durant la période 2022 - début 2024, les taux étaient passés de 1 à 4% ce qui avait littéralement bloqué le marché.

Ensuite, les prix se sont plutôt stabilisés l'an dernier. C’est une tendance, il y a eu quelques hausses, des ajustements dans les grandes villes comme Paris, Lyon et Bordeaux, plutôt de légères baisses dans les villes moyennes.

Enfin, la production de crédits a progressé, et le Prêt à taux zéro a soutenu les projets de primo accédants, ce qui a redonné du dynamisme au marché.

Les signaux à surveiller en 2026

Pour l'année en cours, il va falloir surveiller les conditions d’emprunt. Les banques vont-elles maintenir des taux autour de 3% ? Depuis le début de l’année, certaines d'entre elles ont légèrement relevé à la hausse leur barème mais, actuellement, il n’y a pas de mouvement d’ampleur à l’horizon. Plus que jamais, une forte concurrence existe entre les banques pour capter de nouveaux clients. Le prêt immobilier reste un produit d’appel.

Il faudra surveiller aussi les évolutions politiques, économiques voire géopolitiques, l’attitude de la BCE (Banque centrale européenne), le taux d’emprunt d’Etat (L’OAT 10 ans, plus élevé que pour les particuliers). Des réformes restent également en attente de vote du budget (s’il y en a un) comme Ma Prime Rénov (actuellement suspendue), le statut du bailleur privé également, ou encore l’élargissement du Prêt à taux zéro. Quant aux prévisions 2026, à ce stade, la plupart des réseaux et des fédérations projettent de légères hausses de prix et des ventes presque similaires à 2025.

Y a-t-il des secteurs qui restent en souffrance ?

La location dans le privé demeure très compliquée. Il est de plus en plus difficile de trouver des locations, de longue durée notamment, dans les grandes villes. Et la construction de logements demeure incertaine : baisse des permis de construire, des mises en chantier, des ventes, des mises en vente. Sans oublier que 20% des opérations ont été retirées, abandonnées pour des raisons économiques.

Faire du logement un bien de première nécessité, réhabiliter, transformer l’existant et produire des logements abordables, voilà les principaux défis à relever. Le logement sera l'un des thèmes phares des élections municipales. L'immobilier est une chaîne, la chaîne du logement. Cela concerne aussi l’emploi, la mobilité, les transports, l’aménagement du territoire. Tout est lié.

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