David Bowie au Forum de Copenhague le 7 octobre 2003 ©AFP - NILS MEILVANG / Ritzau Scanpix
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10 ans après la mort de David Bowie, retour sur la carrière d'un génie de la musique, avec Julien Bisson et Michka Assayas

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David Bowie a considérablement marqué la musique des années 1970 et 80, et n'a pas perdu de son aura 10 ans après sa mort. Autour de la table pour cette émission, Julien Bisson et Michka Assayas, journalistes musique, pour évoquer l'héritage de David Bowie et son influence sur l'histoire du rock.

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Du Bowie théâtral au singulier passage à Berlin

Michka Assyas est longtemps passé à côté de l'auteur de Ziggy Stardust, son côté grandiloquent le gênait un peu. Il l'explique ainsi : "j'étais gamin et je trouvais qu'il était trop théâtral, trop maniéré, ce qu'il était en partie et qu'il a revendiqué, un comédien qui se mettait dans la peau d'un chanteur de rock, Ziggy Stardust". Le journaliste ajoute que c'était un peu stupide et a constaté depuis son génie et que ce qui se jouait dans cette distance, justement, qu'il proposait. "J'ai approfondi le sujet". En revanche, il a toujours aimé la période berlinoise du compositeur : "il a recyclé d'une manière géniale ce qui a été fait avant lui avec Ziggy Stardust, mais là il part vers l'inconnu". Il s'associe à Brian Eno, et surtout il arrête la drogue, "et Low, c'est la descente". Il poursuit : "il est là dans une espèce de nudité et il invente une  musique machinique à la fois froide et incandescente qui a quelque chose de captivante". Le journaliste ajoute que ce qui ce qui est fascinant est qu'il ne chante que sur la moitié des morceaux, comme pour affirmer "j'ai tout dit, je deviens un autre esprit".

"Il faut du temps pour comprendre Bowie"

Julien Bisson abonde : "il faut prendre du temps pour découvrir Bowie". Lui se souvient des tubes qui passaient à la radio, ceux des années 80, un peu commerciaux, "et c'est en découvrant toutes ses facettes, qui sont nombreuses, qu'on arrive à voir la virtuosité et aussi la complexité de ce personnage". A ses yeux, il faut avoir un peu de culture musicale pour se rendre compte de son influence, sur le punk, sur l'électro et autres. "Modern love", "Space oddity", "Let's dance", pour le journaliste, "selon notre humeur du moment, plein de chansons vont pouvoir nous plaire."

Guillemette Odicino explique quant à elle pourquoi Davdo Bowie n'est pas devenu comme les Rolling Stones ou les Beatles, "c'est parce qu'il  est tellement nombreux", avec une excessivité dans la recherche et dans le renouvellement de son œuvre. Elle rejoint ici Michka Assayas qui le rapproche de Bob Dylan lorsqu'il chante "I contain multitude". "C'est l'artiste dont il est le plus plus proche à mon sens."

Bowie, un artiste en constante réinvention

Julien Bisson rappelle une déclaration de Bowie lors de son concert au Madison Square Garden pour ses 50 ans : "Je ne sais pas où je vais mais une chose est sûre, on ne va pas s'ennuyer". Quels que soient ces bowies, il n'a cessé de se réinventer. Il déclarait aussi en 1975 dans Rolling Stones : "beaucoup de gens disent, "dans ma famille ce sont des dingues", sauf que chez moi ils le sont vraiment !". Son frère et des aïeux de David ont en effet été internés, lui ne le sera pas.

Et vous, quel est votre Bowie ? Êtes-vous passé à côté ? Que reste-t-il du David enfant chez le Bowie artiste ?

La suite, s'écoute dans cette émission...

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