Accusé d’agressions et de harcèlement sexuel par deux ex-employées, Julio Iglesias sort du silence. Le chanteur espagnol dénonce "des accusations absolument fausses". L'affaire fait beaucoup réagir en Espagne, où le féminisme est très puissant.
C'est un monument de la musique espagnole qui s'effrite. Julio Iglesias a répondu, la nuit dernière, aux accusations d'agression et de harcèlement sexuel. Sur Instagram, il nie avoir contraint ou manqué de respect à une femme. Les affirmations des deux anciennes employées, de ses villas aux Caraïbes, ont fait l’objet d’une enquête de trois ans, publiée par elDiario.es.
Les Espagnols ont déjà une opinion sur ces révélations. Paula, qui travaille dans le secteur culturel, explique : "Julio Iglesias, c’est un monument musical de l’histoire de l’Espagne. D’un côté, ça ne m’étonne pas, parce qu’on retrouve parfois des zones d’ombre chez les grands artistes. Jusque-là, les femmes ne parlaient pas des problèmes et des violences qu’elles subissaient."
Des réactions politiques
Le gouvernement de gauche a pris position pour les présumées victimes. Ana Redondo, ministre de l’Égalité, a notamment déclaré : "Les victimes doivent savoir que la loi est de leur côté et que leur parole ne sera pas remise en cause. Le machisme est structurel. On peut être un excellent chanteur, un excellent artiste, et avoir un côté très obscur, très machiste."
D’autres politiques, à droite, et une partie du public, se veulent plus prudents. La présidente de la région de Madrid, par exemple, dit vouloir refuser de lyncher l’un des plus grands artistes du pays.