Bad Bunny, l'un des artistes de l'année ©Getty - TheStewartofNY/FilmMagic
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Bad Bunny, l'un des artistes de l'année ©Getty - TheStewartofNY/FilmMagic
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À la Régulière vous propose de revenir sur une année riche en albums marquants et en nouvelles tendances. Théodora, de fait, évidemment Rosalía, mais aussi Oklou, Taylor Swift ou Bad Bunny, bvienvenus en 2025.

On vous propose dans cette émission, quelque chose qu'on adore faire. Prendre un pas de côté, regarder dans le rétroviseur et essayer de comprendre ce que cette année musicale nous raconte, pas seulement en termes de sortie, mais aussi en termes d'époque. Parce qu'une année musicale, ce n'est jamais juste qu'une liste d'albums, c'est un paysage, des secousses, des confirmations, des retours inattendus, des prises de risque, des nouveaux visages, parfois même des adieux. Et derrière tout ça, des tendances qui se dessinent, des scènes qui poussent, des esthétiques qui se répondent et des artistes qui déplacent les lignes.

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Pour parler de cette année riche, deux journalistes : Sandra Gomes, dénicheuse de talents hors pair et actuellement en charge de la musique chez Konbini, et Olivier Lamm, dont les analyses et les obsessions musicales chez Libération nourrissent depuis longtemps notre regard sur la pop, l’électronique ou le rap.

Avec eux, on revient donc sur les albums essentiels de 2025, sur les moments qui ont fait débat, sur les tendances qui s'imposent. Qu'est-ce qui nous a surpris ? Qu'est-ce qui va rester ? Et surtout qu'est-ce que 2025 dit de la musique qui arrive ? Bienvenue dans cette grande session de rattrapage d'analyse et de passion, vous écoutez À La Régulière.

Théodora, reine de l'hexagone - à juste titre

La discussion commence avec Théodora, comme le souligne Mehdi Maïzi, "difficile de parler de 2025 sans mentionner un nom, à mon avis, au moins en France, celui de Theodora" et son album BBL, réédité en cette fin d'année en version Mega BBL. Sandra Gomes est la première à avori palrelrd e cette jeune chanteuse au journaliste, "et que je te disais il y a deux ans déjà, même plus, que c'était une star, j'y croyais pas, au fond de moi, je pensais pas que ça allait être aussi gros". Sa musique est spécifique, réalisée par une artiste qui a une réelle personnalité, et qui ne répond à aucun pronostic. La journaliste musicale ajoute qu'il y a rarement autant de qualité dans un album en tête des classements, Theodora n'est pas une chanteuse de passage poru un titre, celle de "Congolaise sous BBL" : elle a désormais 7 morceaux classés au top 50. "Et en même temps quand tu écoutes sa musique, tu te dis que c'est logique parce qu'il n'y a pas de bug en fait, c'est juste trop bien. Ses mélodies sont trop efficaces." Sa présence est à la fois une anomalie et une évidnce, car "elle soulève les foules en étant à la fois politisée, mais dans l'air du temps, c'est-à-dire qu'elle dénonce plein de choses, mais elle le fait d'une manière avec énormément de second degré, avec une personnalité très forte, très assumée, et en ramenant aussi plein d'influences de ses origines et de choses qu'elle a écoutées".

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Olivier Lamm ajoute qu'on arrive peut-être dans le retour d'une époque de possibilité de bugs dans la matrice, comme dans els années 80 90. Avec l'idée que si tu veux être artiste, vas-y fonce, tu peux. "Et voilà, dans sa voix, il y a un truc de pure jeunesse et de pure nouveauté, de pure invention et de j'en ai rien à foutre, si j'ai bien compris, c'est son frère qui l'a un peu motivé à poser devant le micro." Et le tout sans IA, quelque chose de très important journaliste.

Rosalía, de fait

Son dernier album, LUX, peut être qualifié de proposition radicale. Un album de Rosalía extrêmement attendu, dont la prmeière écoute peut être déroutante, avec un disque atypique, avec orchestre symphonique et de nombreuses langues. Olivier Lamm raconte sa première écoute du disque, en avant-première : "expérience, voilà, un peu privilégiée de journaliste, je ne savais même pas que j'allais écouter le nouvel album de Rosalia. On m'a juste dit, il va se passer un truc avec Rosalia, tu es en studio, on te met un truc. Et voilà, 1h10, dont je pense que je me souviendrai absolument toute ma vie, parce que, moi, j'en attendais beaucoup, mais je n'en attendais surtout pas, et ça je l'interviewais plusieurs fois, et je me souviens après motomamie, elle m'avait dit, "moi je ne referais jamais motomamie", j'avais tellement peur. J'attendais surtout pas ça... "

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Il rappelle que, durant la première interview de Rosalía au New York Times juste après la sortie de l'album, on lui demande comment autant d'audace ? Ce à quoi elle répond, vous ne ne vous souvenez plus de ce qu'est la pop ! En effet, pour le journaliste, quand Madonna ou Björk ont déboulé et tout bousculé, c'était avec audace, et il y a bien longtemps pour lui qu'on n'avait pas vécu cela. Même la country de Beyonce, annoncée et explicitée à souhait, n'avait pas eu cet effet.

Autre moment devenu rare avec cet album, celui d'un unrendez-vous commun, que chacun voulait avoir entendu, même pour voir.

Oklou et son incroyable ascencion, Taylor Swift en vendeuse d'albums, ou la déferlante Bad Bunny... La suite de cette rétro 2025 avec Mehdi Maïzi et ses invités s'écoute ici.

Programmation musicale :

Théodora, "Fashion designer"
Bad Bunny, "DTMF"

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