Le député de l'Eure était l'invité de Mathilde Siraud et d'Hadrien Bect samedi 17 janvier.
Philippe Brun, député socialiste de l'Eure, était l'invité du "8h30 franceinfo" samedi 17 janvier, au lendemain de nouvelles annonces du Premier ministre sur le budget 2026.
**"Les annonces [du Premier ministre sur le budget] sont très positives", juge samedi 17 janvier sur franceinfo Philippe Brun, député de l'Eure et négociateur socialiste pour le budget. Sébastien Lecornu a notamment annoncé vendredi que le projet de budget de l'État contiendrait une augmentation de "50 euros en moyenne" de la prime d'activité, aucune augmentation d'impôts pour les ménages, 2 000 postes en plus dans l'Éducation nationale, les repas à un euro pour tous les étudiants, ou encore 200 millions pour le fonds vert. Ces mesures "correspondent à ce que nous avons négocié âprement avec le Premier ministre", assure le député socialiste. Concernant la hausse de la prime d’activité, "le montant est important (...), on a obtenu autant que les gilets jaunes”, se félicite Philippe Brun qui fait part de sa "satisfaction".
Il reste toutefois prudent sur la copie finale du gouvernement sur le budget, et plus particulièrement sur la partie recettes : "Ces propositions-là, qui sont d'ailleurs celles du contre-budget du Parti socialiste, nous les financions avec un certain nombre de recettes supplémentaires", explique-t-il. Or, "ces recettes, [Sébastien Lecornu] n’en a pas parlé", regrette le député de l’Eure. "Attention à ce que les économies ne soient pas faites sur d'autres ministères ou sur d'autres postes qui toucheraient directement les classes populaires et les classes moyennes", prévient-il.
Faire passer le budget par ordonnances serait "une rupture avec toute notre histoire démocratique", prévient le député socialiste de l’Eure Philippe Brun, sur franceinfo. Ce serait "un précédent catastrophique" et un "coup d'État très antidémocratique", insiste-t-il. "Les députés ont été inventés à la Révolution française pour consentir à l'impôt et s'assurer du bon usage des deniers publics au nom des citoyens", rappelle Philippe Brun. Si le gouvernement décidait d’imposer un budget par ordonnances, "on interdirait au Parlement de voter le budget et cela, nous ne pouvons pas l'accepter", martèle-t-il.
Le "monsieur Budget" du PS serait "le premier à écrire une motion de censure", si le gouvernement avait recours aux ordonnances, promet-il. Cette procédure donnerait selon lui au gouvernement "tous les pouvoirs, dont celui de se passer du Parlement, de marcher sur le Parlement" et formerait un "précédent absolument terrible pour la suite". "Il suffirait juste de déposer 4 000 ou 5 000 amendements pour passer 70 jours et ensuite vous faites passer votre budget tranquillement", alerte-t-il.
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- Paul LarrouturouJournaliste

